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BUT, WHO IS THE DREAMER ?

We are like the dreamer, who dreams, and then lives inside the dream.
But, who is the dreamer ?
A very powerful uneasy feeling came over me.

Le rêve se termine quand vient le réveil. Le rêve se déploie, telle une réalité au présent, les petites choses de la vie greffées à lui comme une énigme. Quand soudain : plus rien. Il ne reste plus qu’à se souvenir, se remémorer. Le rêve aurait donc une mémoire. Le rêveur aussi. Ce serait donc cela, je jouerais un rôle : celui du rêveur qui, dans son propre rêve, construit son propre souvenir. C’est une mise en scène, un espace du rêve : « nous sommes comme le rêveur qui rêve, et ensuite vit dans le rêve ». Je me souviendrai donc que j’ai vécu, le temps d’un instant, dans un rêve. Et puisque le cinéma c’est aussi cette possibilité d’aimer la vie, cela m’a engagé dans une poursuite vers le souvenir d’une image, d’un son, d’un raccord, d’un mouvement : pour aimer, pour rêver. L’envie de m’y accrocher plus que tout, comme cet été 2017 au cours duquel tu as littéralement changé ma vie : ma façon de vivre le cinéma, une image, un son, un raccord, un mouvement. Dans ces instants longs de plusieurs heures, dix-huit au total, passées en boucle comme si je pouvais deviner l’infini, la sensation de ne pas avoir réellement les pieds sur Terre, et de me poser cette question que je me pose encore à l’écriture de ces lignes : qu’est-ce qui se passe ? Ne serait-ce pas la première question que nous nous posons quand le rêve se termine, lorsque le réveil prend le dessus – quand il le termine ? Car la plus grande angoisse vis-à-vis de ce qui se termine, ce serait de vivre avec la possibilité que l’amour ne serait pas assez pour reprendre une vie normale. C’est ce qui fait pulser mon cœur : échapper à la fin, poursuivre ce qui commence. Le rêve, la vie et le cinéma ne font que commencer, ils ne se termineront jamais. Ce n’est pas une question d’éternité ou de dernier stade, mais de rendre tout ce que je vois et tout ce que j’entends un peu plus important, au fur et à mesure que le souvenir grandit, que le rêve perdure et que la vie continue. « Rien ne meurt », et c’est en ce sens que le rêve et la vie, pour toi, revêtaient une conscience pour mieux exister et perdurer dans le temps, dans l’espace. Tordre une iconographie, délivrer le symptôme d’une image, libérer les formes et faire abstraction de tout ; mais jamais quand il s’agissait du rêve et de la vie. Cela pénètre en nous comme lorsque nous voyons le jour aux premiers cris de nos vies. Parce que nous naissons avec le goût de la vie comme nous aimons nous glisser dans nos rêves. Tu es donc le rêveur que je poursuivrai toujours et qui m’aide à mieux comprendre le rêveur que je dois être. Pour mieux me réveiller, mieux me souvenir, mieux vivre. Et, un jour, comme toi, mieux mourir.

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